Bourian

Le Bourian est la fête la plus populaire chez les Agoudas —descendants afro-brésiliens du Golfe du Bénin (Togo, Bénin, Nigeria) — elle s’apparente étonnement au carnaval et à la fête brésilienne de l’ânesse « Bumba meu boi ». Dans ce ballet-pantomime envouté par les percussions et chants traditionnels, chaque personnage, animal ou célébrité, chaque costume et chaque posture incarnent autant de symboles liés à la mémoire de l’exil du Golfe du Bénin vers le Brésil (« l’Occident ») et la mémoire du retour. On peut alors s’interroger : la pantomime est-elle un exutoire face aux difficultés du quotidien, une célébration de la culture acquise au cours de l’exil ou l’expression joyeuse de leur nostalgie ?
Burian propose une réflexion sur l’Histoire contemporaine entre affirmation d’identités plurielles, besoin de liberté et revendication d’une occidentalité mais évoque aussi les liens qui perdurent entre les deux continents — Amérique latine et Afrique — et vise à faire dialoguer les cultures d’hier et d’aujourd’hui.

The Burian is the most popular celebration among the Agudas - Afro-Brazilian descendants of the Gulf of Benin (Togo, Benin, Nigeria) - it is astonished at carnival and the Brazilian donkey festival «Bumba meu boi». In this ballet-pantomime bewitched by percussion and traditional songs, each character, animal or celebrity, each costume and each posture embody as many symbols linked to the memory of the exile from the Gulf of Benin to Brazil («the West») ) and the memory of the return. We can therefore wonder : is pantomime an outlet for everyday difficulties, a celebration of the culture acquired during exile or the joyful expression of their nostalgia?

Bourian offers a reflection on contemporary history between the affirmation of plural identities, the need for freedom and the claim for westernity, but also evokes the lasting ties between the two continents - Latin America and Africa - and aims to bring together the cultures of yesterday and today.