Famille Gassama

Au Mali, la culture de l’émigration est intégrée depuis toujours, particulièrement dans la région la plus pauvre du pays, la région de Kayes d’où des milliers de migrants partent afin d’atteindre des eldorados hypothétiques.
Djamba, jeune homme d’origine Sarakolé est parti en France pour subvenir aux besoins de sa famille. Notre rencontre à Paris nous a permis de créer des liens particuliers. J’ai entrepris de (re)créer une communication visuelle entre lui et sa famille et d’apporter un témoignage de la survie de Djamba par ce contact personnel. La communication ainsi provoquée trouve sa justification dans le rôle de transmission, utilisant la photographie comme gage de vérité, de réalité. Le déracinement provoqué par le départ du migrant, l’oblige à se (re)construire une identité entre son pays d’origine et le pays qu’il découvre. Il devient l’étranger en quête de «quelque chose» (en langue Soninké, «de l’argent») et il a un rôle à jouer.

In Mali, the culture of emigration has always been deeply rooted into society, particularly within Kayes's region from where thousands of migrants leave in order to attain the mythical Eldorados.

Djamba, a young man of Sarakolé origin, left for France in order to be able to support his family. Our meeting in Paris allowed us to create specific links. I have attempted to (re)create a form of visual communication between him and his family and to provide them with evidence of Djamba’s survival through this personal contact. The resultant communication can be found in in the role played by this act of movement, using photography as a guarantee of truth, of reality. The uprooting caused by the departure of the migrant obliges him to (re)construct an identity for himself that lies somewhere between his countries of origin and the new land he uncovers. He becomes the foreigner searching for “something” (“to earn money” in the Soninké language) and he must subsequently play his part.